Au début, un divorce à l’amiable n’était pas possible. Pour des raisons professionnelles, ma conjointe de l’époque posait comme condition, « pour commencer », la garde totale des enfants et des garanties qu’elle pourrait repartir à l’étranger avec eux (chapitre 4). Je voulais la garde à 50 %.
Après la décision provisoire
Le juge a ensuite rendu sa décision sur les mesures provisoires : vie séparée, autorité parentale conjointe et résidence alternée des enfants (chapitre 8).
Ce n’est pas le jugement de divorce, mais ces mesures s’appliquent pendant toute la procédure (Code civil, articles 254 à 256).
Pour moi, après cette décision, continuer à se battre n’avait plus d’intérêt.
Le passage à l’amiable
Mon ex a décidé de passer à l’amiable, avec les conditions que le juge avait données.
La garde des enfants était la question qui bloquait tout. Une fois fixée par le juge, un accord devenait possible.
Les époux peuvent passer à un divorce par consentement mutuel à tout moment de la procédure (article 247 du code civil) : le guide divorce amiable détaille les deux formes possibles.
Ce que j’en retiens pour les pères
- Au début, l’amiable n’est pas toujours possible. Quand la condition posée est de renoncer à vivre avec ses enfants, il faut parfois passer par le juge.
- Les mesures provisoires risquent de devenir le cadre définitif. Préparez-les avec soin : rythme, logement, trajets, vacances (le rythme 2-2-3).
- Un parent ne peut pas partir à l’étranger avec les enfants sans en parler à l’autre. Quand l’autorité parentale est exercée en commun, un changement de résidence qui modifie l’organisation des enfants doit être annoncé à l’autre parent à l’avance. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales peut être saisi (Service Public, déménagement d’un parent séparé).
- Mon avocate avait laissé la porte ouverte à l’amiable dès Noël (chapitre 5).
CE QUE J’EN RETIENS
Une fois la garde des enfants fixée par le juge, mon ex a choisi de continuer à l’amiable, avec les conditions de la décision provisoire.
Sources officielles citées
Les points juridiques de cet article renvoient à ces pages officielles. Elles ne remplacent pas l’examen de votre situation par un avocat.
Je raconte mon expérience personnelle. Je ne suis pas avocat : votre situation doit être examinée par un professionnel.