Le mois suivant, elle a reçu la convocation. Mon avocate m’avait donné l’ordre de ne jamais déménager avant que le juge l’autorise.

À la maison

À la maison, les choses étaient de plus en plus compliquées : des explosions de colère, parfois devant les enfants, parfois le soir quand les enfants dormaient, et des injonctions de déménager.

Je restais calme. Quand ça escaladait trop, je sortais de l’appartement. Quand elle me menaçait, j’allais déposer une main courante, sous conseil de mon avocate. J’en parle en détail dans l’article sur les provocations pendant le divorce.

« C’est toi qui divorces, tu dégages »

Mon avocate avait été claire dès le début : « C’est vous qui souhaitez divorcer, cela ne veut pas dire que c’est à vous de partir du domicile. C’est votre domicile à tous les deux. Il y a aussi un scénario où vous divorcez et où c’est elle qui choisit de partir. »

J’en ai parlé à mon ex. Sa réponse : « C’est toi qui divorces, tu dégages. » D’accord.

Le logement était à nous deux, et demander le divorce ne m’obligeait pas à accepter ses conditions.

La consigne de mon avocate

Mon avocate m’avait donné l’ordre de ne jamais déménager et de ne jamais aller vivre ailleurs. Seul le juge est habilité à m’y autoriser. Le faire avant que le juge l’autorise serait considéré comme abandonner mes enfants, et je voulais la garde à 50 %.

Quand les parents ne sont pas d’accord, c’est le juge qui décide de la résidence alternée, en fonction de l’intérêt de l’enfant (Service Public, résidence alternée). Parmi les éléments qu’il prend en compte, il y a la pratique que les parents ont eue jusqu’à présent (Service Public, résidence de l’enfant).

Je m’étais occupé de mon fils à plein temps pendant une année aux États-Unis (chapitre 1). En partant, j’aurais laissé mes enfants vivre sans moi pendant des mois, avant même d’avoir été entendu par le juge.

Je suis resté jusqu’à la décision. Le juge nous a ensuite autorisés à vivre séparément et a fixé la résidence des enfants en alternance (chapitre 8).

Trouver un logement avant l’audience

Il fallait quand même préparer la suite. Je devais trouver un logement avant l’audience sur les mesures provisoires, pour demander au juge de me laisser y habiter en garde alternée avec les enfants. Trouver un logement ne veut pas dire y emménager : on s’y installe une fois la décision rendue.

Pour acheter, j’ai dû faire face aux exigences des banques. Je le raconte dans acheter un logement pendant son divorce.

Chaque situation est différente

Un départ du domicile n’entraîne pas automatiquement une faute : le juge apprécie les faits et leur contexte. Le guide quitter le domicile conjugal détaille ces nuances.

Si vous ou vos enfants êtes en danger, mettez-vous en sécurité : appelez le 17 ou le 112, ou envoyez un SMS au 114. Des violences peuvent justifier un départ du domicile (Service Public, violences conjugales). Les contacts utiles sont sur la page Aide et protection.

La suite : la préparation de l’audience.

CE QUE J’EN RETIENS

Mon avocate m’a interdit de quitter le domicile avant que le juge l’autorise. Je suis resté jusqu’à la décision, tout en cherchant un logement pour accueillir les enfants.

Sources officielles citées

Les points juridiques de cet article renvoient à ces pages officielles. Elles ne remplacent pas l’examen de votre situation par un avocat.

Je raconte mon expérience personnelle. Je ne suis pas avocat : votre situation doit être examinée par un professionnel.